mercredi 14 décembre 2011

SerdaLAB lance sa plateforme de veille

Détecter, éclairer, analyser...si ces mots vous parlent et que le marché de l'infodoc vous concerne, c'est la plateforme dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer.

12 fils de veille pour autant de domaines et plus de 800 sources analysées quotidiennement.
Des tendances, des actus marchés, des avis d'experts....bref un concentré d'informations que serdaLAB compile pour vous.


Vous pouvez tester gratuitement la plateforme jusqu'au 31 décembre 2011...en cliquant sur la bannière ci-dessus ou en vous rendant ici.

Bonne visite.

vendredi 9 décembre 2011

Le CIF tient bien son rôle

Et c'est l'enquête commandée par le FPSPP qui le dit.

Quelques chiffres en vrac pour montrer que ce dispositif a encore toute sa place et une vraie légitimité :


- Presque 30% des bénéficiaires d'un CIF CDD décrochent un CDI
- 9% des bénéficiaires au niveau national créent une entreprise à l'issu de leur parcours
- 3 bénéficiaires sur 4 arrivent à changer de profession grâce au CIF
- 90% des formations financées débouchent sur un examen (Diplôme ou titre homologué) et on note un taux de réussite de 94%. (ce qui atteste du degré d'implication des salariés qui se lancent dans une formation longue souvent de nombreuses années après avoir finis leurs études)

C'est donc un dispositif qui a toute sa place dans le paysage de la FPC en France, avec des résultats notables et vérifiables.

L'enquête complète avec des tas d'autres chiffres très intéressants est accessible ici

Seul bémol, il est dommage qu'il ne soit pas toujours facile d'obtenir un financement CIF...

Rappelons d'ailleurs que la qualité du montage du projet de formation et la motivation manifestée par le salarié est un levier fort pour l'obtention d'un financement auprès de votre Fongecif.

N'hésitez donc pas à vous faire accompagner par des professionnels de la formation.

Hmmmm c'est bon la confiture...

Et oui, quand on a mis le doigt dans le pot de confiture, c'est difficile de ne pas y revenir...

L'état qui avait ponctionné avec délectation 300 millions d'Euros dans les caisse du FPSPP en 2011 s'est dit qu'il serait dommage de ne pas en profiter encore un peu.

Xavier Bertrand s'était pourtant engagé dés cet été à consulter les partenaires sociaux avant de mettre un nouveau prélèvement en projet.
Uun conseil des ministres portant sur le projet de loi 2012 a balayé toutes ces belles promesses, et c'est donc encore une fois de façon quasi unilatérale que le gouvernement a prévu un nouveau dégrèvement de 300 millions...

Alors, évidemment, cela ne va pas directement dans les caisses de l'état de façon trop opaque, on sait par exemple que la majeur partie ira à l'ASP (principalement pour financer les formations de demandeurs d'emploi non pris en charge par le pôle emploi), et que le reste sera ventilé entre l'AFPA (qui en a bien besoin dans se phase de restructuration) et le Pôle Emploi pour financer les demandeurs d'emploi en fin de formation.


Même avec ces explications, les partenaires sociaux ne décolèrent pas et se mettent en ordre de bataille pour la suite en :

1) Réduisant le taux de contribution des entreprises à  hauteur de 10% pour éviter de récolter des sommes trop importantes et qui risqueraient de faire de l'oeil au gouvernement.
2) Relançant la bataille parlementaire pour que ce fonds soit purement, simplement et définitivement sanctuarisé et ainsi éviter que l'état soit trop souvent tenté par mettre le doigt dans le pot de confiture...

A suivre...

mercredi 14 septembre 2011

DIF : Nouvelles jurisprudences

Le DIF n'est plus tout nouveau mais il l'est suffisamment pour encore évoluer dans le paysage  juridique du monde du travail.
Quelques arrêts récents nous donnent des précisions sur les obligations de l'employeur et du salarié.

1) Soyez précis !
Nous avions déjà vu que lors d'un licenciement l'employeur doit informer le salarié de ses droits aux DIF (modalités pour les prendre pendant son préavis, et quantifier le nombre acquis), et qu'en retour le salarié peut  faire valoir ses droits pendant son préavis.

Oui mais voilà, il faut être très précis dans sa demande ! la cour de cassation dans un arrêt du 31 mai 2011 le dit clairement et déboute un salarié pour une demande jugée trop imprécise. En effet, il avait certes notifié par écrit qu'il souhaitait bénéficier de ses heures de DIF en stipulant vouloir les partager entre deux thématiques.
Trop flou ! trop imprécis ! répond la cour, en rappelant qu'une demande de DIF doit mentionner impérativement :

- L'intitulé exact et la nature de la formation demandée.
- les modalités de déroulement.
- le coût.
- le nom du prestataire identifié.

2) Sachez cumuler !
Un salarié ayant d'abord été embauché en CDD de 24 mois, puis converti en CDI est finalement licencié pour motif économique après quelques mois.
L'employeur oublie de notifier les droits aux DIF du salarié qui demande des dommages et intérêts.
Il est débouté en première instance par la cour d'appel.
Que néni ! répond la cour de cassation (Arrêt du 6 janvier 2011), en se basant sur l'art. L.1243-11 du code du travail qui stipule que "la relation contractuelle à durée déterminée poursuivie en durée indéterminée, conserve au salarié l'ancienneté acquise dans le cadre de son contrat initial"
L’employeur aurait donc du mentionner les droits acquis du salarié au titre dû DIF depuis le tout début de son CDD.

3) Une prise d'acte peut cacher un DIF
Lorsqu'un salarié prend acte de son licenciement (par exemple lors d'une modification substantielle de son contrat de travail) l'employeur doit verser les indemnités légales de licenciement, de congés etc...jusque là rien que de très normal.

Or, un arrêt récent de la cour de cassation (18 mai 2011) vient ajouter que les indemnités de DIF doivent également être versées.
Argumentant que par la nature spécifique de cette rupture de contrat de travail où le salarié n'effectue pas de préavis, il ne peut donc pas faire valoir ses droits comme dans une procédure normale.
Il doit donc être indemnisé au titre de "la perte de chance d'utiliser les droits qu'il a acquis au titre du DIF".

jeudi 1 septembre 2011

Bienvenue à Opcabaia !


On a presque envie de chanter "Bienvenue à OP-CA-BA-IA ! ya du soleil et des nanas !"

Mais derrière ce nom très poétique ne se cache que la réunion des Opca de la finance ; Opca banques et Opcassur.

Pendant longtemps Opcalia avait tenu la corde pour accueillir ces deux acteurs majeurs du secteur financier, mais c'était sans compter la volonté des partenaires sociaux qui ont préférés rester entre financeurs de "bonne famille".

Après tout Opcalia gère des fonds aussi disparates que l'activité des déchets, l'industrie des jeux vidéos, l'orthopédie, la dératisation ou encore les services funéraires...
Mais c'est aussi et surtout qu'ils vont arriver à agréger ensemble une collecte qui oscillera entre 115 à 120 Millions d'Euros, ce qui donne des bonnes raisons de ne pas s'éparpiller.

Ça bouge aussi sur d'autres fronts dans la course folle aux 100 millions.
On peut souhaiter la bienvenue à Opcalim qui sera la nouvelle bannière de l'Agefaforia et de l'Opca2 (coopération agricole).
Ou encore l'arrivée du FAF sécurité sociale et Habitat formation qui viennent poser leurs valises chez Uniformation et qui vont ainsi gonfler la cagnotte à plus de 300 millions de collecte.

D'autres petits OPCA restent en négociations mais devraient de toute évidence se retourner vers les inter-professionnels que sont AGEFOS et OPCALIA.
Ils devront quoiqu'il arrive être en ordre de bataille pour le début de l'année 2012 comme l'exige la réforme.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant si ça bouge avant la fin de la grande course aux 100 millions !